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Vidda de Meskañ • Posté le 30-11-2009 à 19:05:24

Merci Badaboum de faire découvrir au briochins Loïc Lantoine et François Pierron et aussi d'organiser tous ces concerts qui donnent vie à notre ville.
A bientôt.
PS: Karpatt est aussi passé au Piccadilly et c'était énorme.

Perrine • Posté le 14-10-2009 à 15:19:51

Badaboum je t'aime.
(et merci de m'avoir fait découvrir Imbert Imbert, sans qui jamais je n'aurais touché une contrebasse de ma vie, car depuis je gratouille la chose tous les jours)

Tryphon • Posté le 24-03-2009 à 23:05:07

Un compte-rendu subjectif du très beau concert de Gabriel Yacoub mercredi 18 Mars dernier, sur le forum de son site... Si vous y étiez... Les commentaires sont les bienvenus!

Un café... Comme il les aime, et on sait combien il les aime.
La voix au téléphone m’a dit “y’a pas de réservations, et la salle est minuscule; alors si vous voulez être bien placé, faudra être là de bonne heure... Une heure avant, au moins... Y’a un kébab, à côté, vous pourrez manger sur place... Vous venez d’où?! ah! ouais, quand même... mais pourquoi vous n’êtes pas allé à Chartres de Bretagne hier soir.... ah! ouais, vous y étiez... Vous êtes un passionné, alors...”
Ben ouais, c’est ça, un passionné...
C’est justement de ça que je discutais avec mon voisin de gauche, un habitué du lieu et des concerts de poche auquel il assiste assidument pour la modique somme de 3 euros... “à ce prix, on peut pas rater un calibre comme Gabriel Yacoub...”
Ce qui est rare n’est même pas cher, il a raison de ne pas s’en priver.
Il est venu de bonne heure, lui aussi, avec quelques amis, il sait bien que seuls les 30 premiers arrivés seront assis et verront quelque chose. Les autres... les autres entendront et resteront debout, tout le long du comptoir... Si le concert est bon, ils ne le regretteront pas.
Gabriel a la trouille. Il a déjà prévenu, hier soir, à Chartres de Bretagne. “Tout ça est encore vert, on a pas fait beaucoup de concerts, les chansons ne sont pas faciles... Mais on a envie de les jouer, de les faire connaitre, de les partager”. Pourtant, que de progrès depuis Pontivy, il y a déjà 5 mois... Mais ce soir, il est seul, tout seul avec sa guitare, tout nu avec ses chansons. “ça fait des années que j’ai pas fait ça; je sais que je peux le faire, mais je sais vraiment pas comment ça va se passer...” On a bu un coup hier soir, avant de le quitter “Qu’est-ce que t’en a à foutre”, j’ai dit, “tu viens avec ta gratte et t’es le roi du monde...” Il m’a regardé en souriant, l’air de dire “tu causes bien, toi, mais tu sais pas ce que c’est...”
20h30, le bar est plein à craquer, il descend l’escalier et se fraye un chemin jusqu’au coin de l’arène, à peine la place pour un pupitre et un tabouret, à 2 mètres des premiers spectateurs. Je regarde les yeux qui le voient s’approcher. Curiosité, fascination, le savent-t-ils seulement?! Il s’installe, fébrile, et s’excuse déjà. Ce soir, song-book et lunettes, ça sera déjà assez le bordel avec la musique pour ne pas, en plus, se prendre le chou avec les paroles. Jouvet, le trac et le talent, je vous la raconte pas, vous n’avez qu’à y aller. Et ça part, et ça roule, il enchaîne les chansons comme des perles, sans mollir, sans plantage, et sans intermédiaire, le coeur branché sur le micro. Je regarde les yeux qui le voient s’envoler, et ils sont beaux, ces yeux, tout brillants, tout émus et tout émerveillés. Les lèvres restent closes, ils ne savent donc pas. Seuls Charlotte et moi résonnons en écho, nous volons avec lui, soutiens indéfectibles. “Tout est là”, “Souvenirs oubliés”, “La belle Anversoise”, ça passe sans un accroc, les bravos se succèdent, la salle est emballée. “Les poissons ruisselants qu’il apporte avec lui, les bannières qui claquent, et la Vierge marie...” Hier soir, enfin, je les ai eu, mes bannières, après 15 ans d’attente, sa chanson de marins, cette fresque hallucinante “qui est venue comme ça, assis à la terrasse d’un café (encore un!), comme une vision, en regardant les mâts des bateaux qui s’entrechoquaient...” Flash back en 94, “Les bannières qui claquent” a mis plus de temps que les autres à s’inscrire dans mon cortex, la faute à la Vierge, sans doute, qui m’a fait penser “chanteur catho” alors que juste avant, y’avait “Ces Dieux-là”. “Quatre” m’avait terrassé dès la 1ère écoute, mais j’ai mis du temps avec les “Les bannières”, jusqu’à ce qu’elles s’imposent comme un chef d’oeuvre de rythme et d’écriture. Hier soir, à la première, j’ai hurlé pour moi seul ce cantique effrayant, j’en ai vécu chaque ligne en tremblant, j’ai vu comme à chaque fois chacune des images, j’ai beuglé la dernière strophe en me cachant dans ma manche, pour étouffer mon cri... Ce soir, j’exulte, et je chante à voix basse, enfin j’essaye... Au terme de ce bonheur, je me penche vers mon voisin de gauche, l’amateur de Gérard Pierron et de Gaston Couté, pour lui dire “... et encore, je me retiens vachement...!” Il me répond que ce soir, c’est Yacoub qu’il est venu écouter chanter, pas moi... OK, message reçu, je vais la fermer ma gueule, je voudrais surtout pas la gâcher, sa soirée à 3 euros... non, je déconne, il a raison; si encore on chantait tous... Mais pour lui, qui ne connait manifestement pas les chansons qu’il entend, ça doit déjà être suffisament difficile à suivre pour ne pas, en plus, se faire emmerder par un groopy monomaniaque et hystérique... “Il aurait dû”, dans sa version solo accoustique habituelle, nickel et fédératrice; la salle est conquise, de toutes façons. “Un des deux en l’air” passe merveilleusement la rampe en dépit d’un format minimaliste qui ne peut rendre compte de l’emphase originelle du morceau. L’artiste le sait bien, qui invite l’assistance à se rendre aux concerts du trio (ou mieux encore, à ceux de la formation complète...). “La bougie”, “Elle disait”, ou “Le café de la fin du monde” souffriront du même mal; pas de piano, pas de vielle, juste la bitte et le couteau. Mais le public s’en fout, et il en redemande... Si mon voisin de gauche applaudit mollement, son pote de droite, lui, est tombé sous le charme, et vocifère encore plus fort que moi, de “supeeerbe!” en “bravoooo!”. “Elle disait”, “Un jour je me suis fait poète”, pourtant sans accroc, sont plus anecdotiques. Avec “La complainte du coureur de bois”, l’ancien leader de Malicorne, à portée de main, se rappelle au bon souvenir de son auditoire. “Rêves-à-demi” prolonge l’extase, “Pluie d’elle” coule de source. Un des tous meilleurs concerts de Gabriel qu’il m’ait été donné de vivre, et ce n’est pas fini... “Pierre de Grenoble” va les mettre sur le cul, tous autant qu’ils sont, assis comme debouts, et les laisser bouche bée un court instant, avant que ne redoublent les applaudissements. Hier soir, “Le long de la mer jolie” avait produit le même effet, et s’était avérée la plus belle performance vocale de la soirée. Confirmant une fois de plus que lorsque Gabriel se concentre uniquement sur son interprétation, le résultat est tout bonnement extraordinaire.“Je resterai ici”, point d’orgue habituel, brille peut-être un peu moins, la faute à la guitare, la faute à la fatigue, pas de final a capella. Ah! oui, j’oubliais, ce soir, pas d’entracte, tout d’une traite, sans mollir...
Le concert touche à sa fin, et c’est à ce moment que Gabriel trébuche, après un parcours sans faute, sur le chef d’oeuvre du dernier album, interprété merveilleusement la veille. “Avant que de partir”. Empêtré dans une partie de guitare hésitante, là où, d’ordinaire, il se consacre uniquement à son interprétation, il laisse l’émotion sur le bord de la route pour délivrer une version édulcorée de son oeuvre magistrale, ce qui n’empêche d’ailleurs pas le public d’applaudir à tout rompre... Nul doute qu’à capella, la performance eût été éblouissante... Troublé par ce faux pas, Gabriel attaque “Le café de la fin du monde”... sans capodastre (y’a quelque chose qui cloche...!). Le temps d’une vanne pour synchroniser paroles et musique, il nous entraine dans son sillage jusqu’aux “filles de Lorient”, remplaçant les enluminures de ses compagnons de scène par une furieuse partie de guitare rythmique.
Applaudissements nourris, remerciements partagés, Gabriel s’éclipse 30 petites secondes dans l’arrière-salle du café, pour revenir interpréter 2 chansons en rappel: une difficile, pour commencer, “La bougie”, interprètée pour la première fois à la guitare (et c’est pas rien de remplacer le superbe piano de l’icône de Saint Glen), une facile pour terminer, “Les choses les plus simples”, sublime, pour finir en beauté ce concert magnifique qui donne toute la mesure du talent et de la sincérité d’un artiste d’exception. Quelques mots échangés après-concert avec les spectateurs alentour confirmeront l’impact produit sur un public chaleureux et attentif, enthousiasmé par le spectacle qui lui a été offert en partage.
Les hasards du calendrier m’ont permis d’assister, à 24 heures d’intervalle, à deux concerts très différents de Gabriel Yacoub, tous deux excellents, et je me doutais bien que celui de St Brieuc, intimiste et exceptionnel, n’était à manquer sous aucun prétexte... Comme les autres, finalement...

Marie • Posté le 12-03-2009 à 23:27:33

Sarkloret a été génial hier soir au Pica...... époustoufflant !
Marie

patrick • Posté le 09-01-2009 à 15:23:24 • Pays : france

Trés bon concert Presque Oui, j'ai vraiement passé un bon moment. Que de belles découvertes faites dans ce Lieu..!

Association Badaboum ! • Programmation de concerts au Piccadilly Pub • Saint-Brieuc • Licences 220532-220533